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HALTE AUX VIOLENCES POLICIERES

Manifestation à Rouen :

HALTE AUX VIOLENCES POLICIERES

Ce n’est pas par la répression qu’on arrêtera la mobilisation

Après une première provocation dès 6 heures ce matin, visant à empêcher une distribution de tracts sur le port , un peu plus tard dans la matinée à Rouen, alors que la manifestation contre le projet de retraites à point se déroulait dans le calme avec 30 000 manifestants, un groupe d’une quinzaine de policiers dirigé par le commissaire en charge de la sécurité publique a pris la décision de scinder la manifestation au niveau de l’angle entre la rue du Gros horloge et la rue Jeanne d’Arc. Le motif serait que des manifestants taguaient pacifiquement leurs revendications.

Rien ne justifiait l’emploi massif de gaz lacrymogène et les centaines de coups de matraque dont les vidéos montrent clairement que ce sont des manifestants pacifistes qui ont été matraqués, dont un au moins est sérieusement blessé (traumatisme crânien et 15 points de sutures).

Tout laisse penser que l’emploi de la force policière est une décision politique pour tenter de faire dégénérer la manifestation, que la violence est d’autant plus importante que le gouvernement de M. MACRON est en situation de faiblesse.

Nous demandons au préfet de Seine-Maritime de condamner publiquement l’utilisation sans fondement de la force policière contre les manifestants.

Nous exigeons la libération immédiate de toutes les personnes interpellées, la liberté de manifester à Rouen comme ailleurs.

Ni la violence  policière, ni la violence sociale du gouvernement ne nous ferons reculer. Notre détermination à obtenir le retrait pur et simple du projet Macron de retraites par points reste pleine et entière. Que le préfet et la police le veuille ou non, nous serons dans les rues de Rouen, demain, samedi et tous les jours jusqu’au retrait.

Fait à Rouen, le 09 janvier 2020

INCENDIE À LUBRIZOL :

communiqué UD CGT 76


La CGT exige la transparence complète sur les

risques encourus.

Depuis 3h ce matin, un incendie majeur s’est déclenché sur le site LUBRIZOL situé à Rouen entrainant un gigantesque nuage de fumées occasionnant des retombés sur des dizaines de kilomètres. Parailleurs, différentes sources font état de plusieurs explosions sur le site. S’agissant d’un site SEVESOSeuil Haut dont la liste des produits dangereux est connue des autorités, il est difficile de cacher nos inquiétudes.

Si la préfecture de Région a pris des mesures de fermeture des crèches et établissements scolaires, aucune autre mesure de protection n’a été prise en dehors du périmètre interdit, y compris dans la zone du dégagement des fumées.

La préfecture indique que les « premières analyses il n’est pas mesuré de toxicité aiguë » en indiquant par ailleurs être « dans l’attente du résultat actualisé des mesures de qualité de l’air sur les principalesmolécules ».

Malheureusement, nous savons d’expérience qu’il est impossible de faire confiance à cettecommunication étatique qui se veut rassurante. Par le passé, la préfecture de Rouen puis la Ministrede l’Ecologie avaient déjà caché des informations sur les risques encourus notamment lors de l’épisodedu nuage de MERCAPTAN en 2013 sur le même site industriel classé SEVESO, en ne diffusant pas les informations nécessaires sur la composition du nuage et sur les risques pour la population.

Par ailleurs, force est de constater que la faiblesse de la condamnation pénale de LUBRIZOL par lajustice, simple amende de 4000 €, n’a pas été dissuasif à la suite du nuage de Mercaptan pour quecette multinationale prenne les mesures permettant de garantir un niveau de sécurité suffisant.

Plus récemment, c’est au plus haut sommet de l’État qu’a été prise la décision de cacher les risques liés aux conséquences de l’incendie de Notre Dame de Paris concernant les 450 tonnes de plombparties en fumées comme l’ont révélé la CGT, l’association Henri PEZERAT et l’AFVS relayé notammentpar le journal MEDIAPART.

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En outre, nous constatons que les recommandations préfectorales concernant le fait de limiter desdéplacements n’ont que peu d’effet à défaut de consignes et d’injonctions claires notamment auprès des employeurs privés ou public.

Enfin, cet incendie démontre plus que jamais la nécessité de renforcer les moyens du service publicd’incendie et de secours comme le réclame à juste titre les agents de ces services.

N’oublions pas que les premières victimes des accidents dits industriels sont des salariés, comme à AZFou à SAIPOL Dieppe plus récemment.

La CGT exige :

  •   La communication immédiate sur le site internet de la préfecture des résultatsd’analyses effectuées et leurs mises à jour au fil de l’eau.
  •   La communication de la liste des produits présents sur la partie du site en feu ainsique l’ensemble des études toxicologiques sur ces mêmes produits.
  •   La transparence sur les raisons de ce nouvel incendie.
  •   L’organisation d’un suivi médical spécialisé pour tous la population exposée auxfumées
  •   Un renforcement des moyens humains de contrôles des entreprises industrielles(inspection du travail, CARSAT, services des installations classées) et un renforcement des sanctions pénales contre les employeurs délinquants qui mettent en danger les salariés et la population.
  •   Le rétablissement des CHSCT supprimé par le gouvernement MACRON
    Fait à Rouen, le 26 septembre à 13hContact presse : Gérald LE CORRE (07 82 62 80 82)