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Déclaration des administrateurs CGT CAF 50 au CA 23 février 2018

C’est au printemps 2018 que la Convention d’Objectifs et de Gestion devrait être signée.
Pour la CGT, il est urgent d’ouvrir cette négociation afin de permettre aux CAF de fonctionner sereinement et de développer des projets nécessaires pour les allocataires au plus tôt.

Malheureusement, le PLFSS 2018 et les premières orientations diffusées dans la presse et lors des différentes concertations ne nous rassurent aucunement sur l’évolution des moyens nécessaires à la branche pour lui permettre de continuer une politique familiale ambitieuse et universaliste.

Les premières mesures prises par le gouvernement depuis sa mise en place confirment nos craintes et les conséquences sur les allocataires et le service rendu ne tarderont pas à se faire sentir.

La baisse des effectifs programmée n’est pas réalisable et les CAF doivent pouvoir recruter le personnel nécessaire aux missions qui leurs sont confiées, mais aussi pour faire face aux charges supplémentaires et changements réglementaires qui ne manqueront d’arriver.

Les investissements dans le système d’information, que la CGT soutient, sont indispensables pour faciliter les conditions de travail, libérer du temps pour de nouvelles missions et améliorer le service à l’allocataire mais en aucun cas pour supprimer des emplois.

La politique familiale ne doit pas se transformer en politique sociale priorisée pour une certaine catégorie de la population au risque d’augmenter les fractures de notre société et de remettre en cause notre pacte républicain. La lutte contre les inégalités territoriales risque de ralentir le développement de projets dans les autres territoires et sert de prétexte pour la rationalisation des moyens. La redistribution horizontale créée en 1945 doit perdurer pour éviter un délitement progressif de l’aide aux familles et sa transformation en simple prestation à caractère social.

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L’avancée de la numérisation soutenue parce qu’elle est d’abord créatrice de gain de productivité ne doit pas faire perdre de vue que les situations diverses des allocataires nécessitent toujours des relations humaines accompagnant leurs différentes démarches et leurs accès aux droits.

La CGT n’accompagnera pas la suppression de personnel au bénéfice de bornes informatiques et d’ordinateurs et la gestion de dossier systématisés et développés avec des algorithmes.

Concernant la petite enfance, l’accompagnement social bien que nécessaire n’est pas la seule voix à envisager. Les besoins réels existent toujours et les moyens nécessaires à la création de place sont indispensables afin d’encourager les collectivités locales à s’engager pour un accueil de qualité des enfants et de leurs familles, avec des professionnels en nombre et qualifiés. Pour la CGT, cela passe par un interlocuteur unique, le service public de la petite enfance et non par une déréglementation ou un plafonnement des moyens.

Enfin pour la CGT, il faut garantir et développer le financement de la sécurité sociale en maintenant les cotisations sociales et en réorientant les choix budgétaires pour permettre d’augmenter les moyens des organismes.
“La cotisation sociale doit demeurer la clé de voûte du financement de la Sécu- rité Sociale».

Au cours de ce mandat, les administrateurs départementaux défendront l’inté- rêt des allocataires avec conviction et toujours dans l’esprit des valeurs qui ont permis la création et le fonctionnement de la Sécurité sociale jusqu’à aujour- d’hui.