CGT compagnie des fromages

Le syndicat CGT de la Compagnie des Fromages et Richesmonts de Coutances redémarre l’action lundi 27 août : blocage du site à partir de 2 heures du matin et autres actions. L’UD CGT de la Manche appelle les camarades qui le peuvent à venir soutenir l’action des salariés de la Compagnie des Fromages. Ci-joint le 4 pages pour expliquer l’action du syndicat CGT de la Compagnie des Fromages.

Hydroliennes à Naval Energies: un jeu de dupes?

Communiqué de presse

Quelques jours après l’inauguration de l’usine de Cherbourg destinée à la construction d’hydroliennes, Naval Energies détenue à 60% par Naval group et à 34% par la banque publique d’investissement annoncent l’arrêt des investissements dans l’hydrolien.  La décision est scandaleuse et révoltante.
C’est un pied de nez aux salariés du groupe et aux salariés de l’agglomération cherbourgeoise qui se retrouvent avec une usine flambant neuve mais parfaitement inutile pour l’instant pour la production.
C’est une très mauvaise nouvelle pour le développement du potentiel productif de notre région en matière d’énergie et plus largement pour l’industrie en France.
C’est aussi une décision en apparence parfaitement contradictoire avec les discours sur les énergies dites renouvelables, les prétendus engagements de la France en matière de production d’énergie, de transition énergétique.
Les paroles s’envolent; les faits restent et l’usine ne produit pas d’hydroliennes.
 
Pour sa part, la CGT n’a pas cessé depuis de nombreuses années et maintenant beaucoup plus d’une décennie de porter un projet de construction d’hydroliennes en Normandie et d’utilisation du Raz Blanchard pour produire de l’électricité. Au sein de Naval Group et  hier de DCNS, nos camarades,  avec constance et détermination, se sont battus pour ces projets. Le Comité régional, les Unions départementales et locales CGT ont défendu ces mêmes projets auprès des pouvoirs publics et des industriels.
 
Pourtant aussi scandaleuse que soit la décision de Naval Energies, elle ne surprend pas la CGT et apparaît même, à beaucoup d’égards, dans la logique de ce que nous avons connu et perçu des politiques publiques en matière d’énergie et d’industrie et des politiques du groupe. Nous avons à de nombreuses reprises alerté et tiré la sonnette d’alarme sur les aides au développement des énergies marines renouvelables. La pompe à subventions publiques fonctionne. Derrière l’apparence des choses et la proclamation des bonnes intentions, il y a l’argent et le jeu des subventions publiques après lesquelles courent les industriels. C’est cette réalité qu’il faut maintenant mettre à jour. La CGT demande de faire toute la lumière sur les coûts réels de ce projet avorté pour savoir qui a payé en dernier ressort. Les principaux responsables peuvent et doivent être identifiés. S’ils savaient, ils étaient complices et s’ils ignoraient ils étaient naïfs. Dans les deux cas ils ne peuvent pas être responsables du développement économique en région ou au niveau national.
 
Loin de ces jeux d’argent nuisibles à l’industrie et destructeurs, la CGT continuera à se battre pour produire des hydroliennes en Normandie et pour produire de l’électricité dans le Raz Blanchard. Les salariés et  notre pays ont besoin d’une politique industrielle ambitieuse, d’investissements productifs, d’un Etat stratège.
 
 
                                                                                             Caen, le 3 Août 2018