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Communiqué de la coordination régionale FNME CGT Normandie à l’occasion de la journée mondiale de la santé et sécurité au travail

L’intervention fleuve du Premier ministre et du ministre de la santé le 19 avril dernier aura eu pour objectif de nous préparer au dé-confinement.

Gageons que ce 28 avril 2020, date de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, aura été choisie par le premier ministre au-delà de la symbolique et du calendrier, pour en présenter les détails complets du plan du dé-confinement. Alors que le nombre de décès est encore très élevé et que tout le monde ne bénéficie pas de moyens de protection – le personnel soignant en tête – la CGT approuve le message :

« pas de protection – pas de travail ».
Conscientes du poids qui pèse sur l’économie et le monde du travail, la CGT et ses organisations seront comme depuis toujours et sans avoir attendu cette crise sanitaire, mobilisées aux côtés des salarié-e-s afin de s’assurer de leurs bonnes conditions de travail. La période accrue de reprise d’activité qui s’annonce ne devra se faire qu’avec des mesures de sécurité claires pour toute la population.
La CGT et ses organisations veilleront particulièrement à les faire respecter.
La reprise oui mais pas à n’importe quel prix et surtout pas à celui de la vie.

La coordination régionale FNME CGT Normandie

Communiqué des retraités CGT 61 Covid-19, les retraité-es doublement victimes !

La rhétorique guerrière figure toujours dans le discours du Président certes contre un ennemi invisible qui touche majoritairement les plus âgés et donc les plus fragiles en termes de santé. Nous ce que nous constatons, c’est que des masques et autres éléments de protection sont acheminés au service des industries de l’armement ou autres activités non indispensables et cela, au détriment des soignants qui travaillent dans les EHPAD ou apportent des soins à domicile. Ces derniers ont pour la plupart des difficultés pour avoir du matériel de prévention. Les personnels et résidents des EHPAD ne seraient-ils pas des citoyens et des assurés sociaux comme les autres ?

Si un bon nombre de réformes sont « suspendues » (affaires à suivre), il n’en sera pas moins consacré 100 milliards d’€ pour lamodernisation des armes nucléaires dans les 15 prochaines années. Et dans le même temps, ce sont des appels aux dons pour financer la recherche afin de trouver de nouveaux médicaments ou un vaccin pour combattre le covid-19. Mieux encore, le ministre du budget, Gérard Darmanin appelle les Français à la solidarité en soutenant les hôpitaux par des dons, en excluant tout retour à l’impôt sur la fortune et à la progressivité de l’impôt ou à taxer les produits financiers.

Dans l’Orne, les plus de 60 ans représentent 30% de la population. Il faut y ajouter les personnes en situation de handicap (10%). Une majorité de personnes avec de faibles revenus voire au niveau du seuil de pauvreté, qui a déjà du mal à avoir accès à la santé en raison des dépassements d’honoraires et un coût exorbitant des mutuelles. Il faut y ajouter les précarités alimentaire, énergétiques, culturelle… L’isolement et la disparition des services publics et des commerces de proximité amplifient la vulnérabilité des plus fragiles et ne sera pas sans conséquences sanitaires à court terme. Quelles mesures sont prises ?

Passés les effets d’annonce du : « cela ne sera plus comme avant », aussi , la CGT exige des mesures fortes pour redonner leur place à tous les services publics dans les villes et les campagnes. Pour garantir l’accès à la santé pour tous, il faut mettre fin aux dépassements d’honoraires, redynamiser l’Hôpital Public avec l’embauche de personnel et du matériel en plus. Et surtout, redonner tout son sens à la Sécurité Sociale avec une prise en charge totale de la perte d’autonomie, quel que soit l’âge.

Depuis trois ans, le pouvoir d’achat des retraites a été sérieusement amputé par l’augmentation de la CSG de 1,8% et le quasi blocage du montant des retraites pour la grande majorité des retraité- es. Et pour les petites retraites, les revalorisations sont restées en dessous de l’inflation. Les retraités CGT demandent que pas une retraite pour une carrière complète ne soit en dessous du SMIC, et une revalorisation de 300€ pour tous. Au même titre que pour les familles en difficulté, Ils exigent, qu’une aide financière soit attribuée aux plus démunis pour faire face à cette crise, la revalorisation des minima sociaux (minimum retraite, RSA…) et l’allocation logement.

Quant à la loi « grand âge » qui se fait attendre, elle est conçue dans l’idée de renforcer le secteur privé qui gère des maisons de retraite avec des résultats financiers énormes et dont la gestion de la crise est très opaque.

Peut-on accepter que la fin de vie soit une source de profit comme une autre. Dans cette période de crise, un peu de morale publique ne serait pas inutile pour faire que le 100% redevienne le principe de base de la Sécurité Sociale et que l’aide à domicile et l’hébergement en EHPAD deviennent un véritable service public. Cela exige la mobilisation de tous!

Philippe Denolle Secrétaire de l’USR CGT 61

Le journal d’infos Agro/Agri de Normandie L’USRAF-CGT communique:

Priorités de la CGT: Protection de la santé des salariés, de la population, des personnels de santé… Maintien de l’activité dans nos secteurs, professionnels des productions à caractère vital de première nécessité…Chômage partiel indemnisé à 100% par l’employeur pour les secteurs ne correspondant pas cet objectif…

Nous appelons nos syndicats à se saisir de ces revendications pour la protection de la santé de toutes et tous et lutter contre la pandémie…


Ci-dessous, le courrier de l’USRAF-CGT envoyé au Préfet de la Région Normandie avec copie aux Préfectures Départementales de Normandie ; Au Comité Régional CGT de Normandie ; Aux Unions Départementales CGT de Normandie et à la DIRECCTE de Normandie.

Monsieur le Préfet,

La crise sanitaire grave que traverse notre pays amène à prendre des mesures indiscutables dans les délais les plus brefs pour protéger la santé des salariés, de la population ainsi que celle des personnels de santé. Notre pays n’a pas encore atteint le pic de la pandémie. La protection de la santé des citoyens doit être la priorité de l’État, que vous représentez pour la Région Normandie. Le corps médical revendique un confinement généralisé comme élément essentiel pour enrayer la pandémie. Les salariés des secteurs agricoles et agroalimentaires, conscients de leur rôle pour l’approvisionnement alimentaire de la population, vont travailler la peur au ventre pour eux-mêmes et leur famille et, dans nombre de cas, sans les protections indispensables pour la santé, l’hygiène et la sécurité de toutes et tous. Si l’alimentation est vitale pour la population, les activités agroalimentaires et agricoles ne peuvent être globalisées. Nombre d’entre elles ne sont pas prioritaires dans cette période où le confinement est primordial pour stopper la propagation du virus.

Dans un premier temps, dresser un état des lieux en Normandie des secteurs agricoles et agroalimentaires concernés par des productions à caractère vital de première nécessité et, dans un second temps, la mise au chômage partiel pour les entreprises ne correspondant pas à cet objectif, serait un apport primordial au combat contre la pandémie. Dans ce cadre, nous revendiquons une indemnité à hauteur de 100 % par l’employeur pour le maintien total du salaire des travailleurs qui seraient privés de leur emploi jugé non essentiel dans cette période exceptionnelle.

L’État et ses structures régionales/départementales ont, à leur disposition, des organismes permettant de dresser cette liste des activités à caractère vital, notamment le Conseil Supérieur d’Orientation et de Coordination des Activités Agricoles et Alimentaires, France Agrimer, le Conseil National de l’Alimentation, la Section de l’Agriculture et de l’Alimentation du Conseil Économique Social et Environnemental… Nous revendiquons également que les Organisations Syndicales, à tous les niveaux, soient associées à toutes initiatives allant dans le sens de ce courrier, du fait de leur connaissance approfondie et précise de leurs professions et doivent disposer d’un droit de veto sur toutes décisions.

Dans l’attente de vous lire et restant à votre disposition pour tout élément complémentaire. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les meilleures.

Pour l’USRAF-CGT de Normandie : JAU Nicolas
Secrétaire Général.

JAU Nicolas responsable régional FNAF-CGT.

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Continuez à nous envoyer vos tracts, communiqués, photos, cahier revendicatifs et toutes infos utiles… pour continuer à alimenter notre presse CGT, populariser et valoriser votre activité syndicale.

Union Syndicale Régionale Agroalimentaire et Forestière CGT de Normandie

44 route d’Avranches-50800-Villedieu les Poêles Rouffigny

06 59 26 37 04 Courriel: usrafnormandie@orange.fr

courrier au président de région

Monsieur le Président de Région,
La crise sanitaire extrêmement grave que traverse le monde et, notamment, notre pays amène à prendre des mesures indiscutables pour protéger la santé des citoyens.

Oui, l’urgence est à la protection et la sécurité de toutes et tous !

C’est pourquoi, toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé des populations, des salariés, notamment celle des personnels de santé et des soignants parmi lesquels une grande majorité de femmes, doivent être mises en œuvre.

Cette impérieuse nécessité doit largement prévaloir sur les considérations économiques et, dans la période, l’ensemble des dispositions et décisions prises doivent aller dans ce sens.

MAIS TOUT N’EST PAS ACCEPTABLE !

Pour freiner la pandémie, nous sommes dans l’obligation de confiner un maximum de personnes. C’est un fait indéniable.

Dans le même temps, nous devons tout faire pour que les secteurs indispensables à la vie de nos concitoyens puissent poursuivre leurs activités.

Cependant, si le monde du travail doit être mobilisé, c’est uniquement pour la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population, les autres doivent être sans délai stoppées.

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Pour celles et ceux qui sont dans des secteurs économiques, dits essentiels, ou dans des secteurs d’activité prioritaires, nous rappelons qu’il est de la responsabilité des employeurs de fournir aux salariés l’équipement de sécurité nécessaire (masque, gel hydroalcoolique, lingettes…) et d’assurer des conditions de travail qui permettent le respect des «gestes barrières ». A ce propos, il faut préciser que ceux-ci sont loin d’être suffisant puisque la zone de 1 mètre n’est pas une garanti étant donné qu’une personne qui n’éternue pas dans son coude peut envoyer des gouttelettes qui se déplacent en nuage sur une distance pouvant atteindre 6 mètres. La pénurie de masque de protection de type FFP2 étant , et le peu qui existe devant être réservé aux personnels de santé, déjà en manque de ce matériel à l’heure où le pic de l’épidémie n’est pas atteint, il y a un très fort risque de mise en danger des salariés.


De plus, force est de constater que cette obligation élémentaire, de mise en œuvre de toutes les mesures de sécurité, n’est pas toujours respectée, voir même ignorée par quelques chefs d’entreprise considérant que le covid 19 n’est qu’une mauvaise grippe ne touchant que les «personnes âgées», pour faire accepter aux salariés de reprendre le travail.

C’est pourquoi, nous faisons remonter aux services de l’État nombre de dysfonctionnements, si on peut les qualifier ainsi tant parfois quelques situations pourraient relever de poursuites judiciaires, pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui.

Nous observons aussi des demandes faites aux salariés de signer des décharges visant à exonérer les employeurs de toute responsabilité en cas de contamination et de renoncement à faire reconnaître leurs droits devant les tribunaux.

Oui, nous le réaffirmons, l’urgence est de protéger.

Cette période, nous invite également à repenser notre modèle productif, en affirmant, dans de nombreux secteurs, la question de notre souveraineté pour ne pas être dépendants, voire plus, d’autres nations et de forces économiques indifférentes aux conditions de vie des populations.

Cette crise majeure contraint tous les responsables à reposer la question du rôle et de la place de la nation pour protéger ses citoyens et organiser les services indispensables à la vie commune.

Nous devons noter, comme l’immense majorité de nos concitoyens, l’incurie de l’Union européenne, prompte à organiser la concurrence entre les travailleurs mais incapable d’organiser la solidarité en temps de crise.

Nombres de questions posées devront trouver des réponses. Les leçons de la crise de 2007/2008 n’ont manifestement pas été tirées malgré les promesses et les belles paroles qui se sont vite envolées.

En conséquence la parole publique est de plus en plus discréditée. Croire qu’il suffirait de faire le dos rond et quelques promesses vite oubliées en attendant des jours meilleurs serait totalement irresponsable.

La crise écologique devant nous, d’autres crises majeures encore à venir, nées de notre modèle de développement, sauraient inévitablement nous le rappeler.

Monsieur le Président, au nom de la Région Normandie, vous venez, à l’image des autres Régions, de débloquer un fond de plus de 70 millions d’euros pour aider l’économie normande.

Nous avons vu les objectifs et la destination de cette mobilisation financière d’importance notamment les 21 m€ de contribution au Fond National de Solidarité mis en place par le gouvernement, les Régions et les Collectivités d’outre-mer…

Pour notre part, au regard des résultats négatifs avérés de nombreux dispositifs d’aides publiques aux entreprises (comme par exemple le CICE qui représente le plus emblématique de ces effets d’aubaine destiné aux entreprises et, cela, sans aucune contrepartie ni engagements en matière d’emploi ou d’investissement…) nous ne pouvons qu’exprimer notre défiance quant à ces mesures.

La CGT considère que toutes aides publiques doivent être connues, justifiées, évaluées, accordées sur la base d’objectifs et de critères précis en fonction d’un intérêt collectif établi.

De même, comment serait perçue une aide financière à une entreprise qui ne respecte pas la vie de ses salariés, une entreprise qui fait signer des décharges à ses salariés, une entreprise qui licencie ?

C’est pourquoi, Monsieur le Président, pour ces mesures exceptionnelles comme pour les autres, nous estimons, comme nous le revendiquons depuis des années, que ces aides et exonérations doivent être soumises à une évaluation sérieuse et plurielle.

Nous considérons au contraire, que toutes ces aides seraient plus utiles aux salariés directement, dont les revenus sont largement amputés, pour faire face aux besoins quotidiens essentiels (nourriture, logement, transport, éducation, …) sans compter les plus démunis tragiquement abandonnés, alors que le logement est le principal outil de confinement.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, à l’instar du Comité national de suivi des aides publiques aux entreprises et des engagements, nous vous demandons de mettre en place une déclinaison au niveau régional de ce comité.

Un autre sujet de préoccupation majeur et urgent nous conduit à vous interpeller à nouveau : Le devenir de l ’usine papetière UPM Chapelle Darblay à Grand Couronne.

Si l’on ne prend pas rapidement la décision de réquisition et de sauvegarde, elle risque le démantèlement et donc la fermeture définitive.

La démonstration de son utilité sociale et de sa place en vallée de Seine pour répondre aux enjeux de développement d’une économie circulaire, de proximité et d’indépendance de la filière papier, a maintes fois été démontrée par les salariés et leur syndicat CGT.

Faut-il le rappeler, la sauvegarde de cette papeterie ce n’est pas seulement qu’une question industrielle et de suppression de plusieurs centaines d’emplois, c’est aussi une question d’enjeux environnementaux et démocratiques.

A l’heure où beaucoup évoquent la situation de « l’après » crise du Covid-19, cette usine, acteur majeur de la filière tri et recyclage, représente un véritable symbole de l’industrie de demain.

Monsieur le Président, même si la situation actuelle est difficile elle est néanmoins propice pour prendre une initiative montrant une direction à prendre.
Cette initiative affirmerait une volonté de redressement productif mettant en conformité les actes avec les discours.

Et, parce qu’il y a une échéance très courte avec la fin du PSE annoncé pour juin 2020, la Région doit s’engager avec force, détermination et rapidité sur ce dossier,

Bien évidemment, ce dossier n’est qu’un exemple parmi d’autres où les institutions et organisations sociales se doivent d’intervenir et de montrer leur utilité pour le développement économique et social de la région.

Nous vous le redisons, il n’est plus possible de croire que tout repartira comme avant, sinon à risquer de nouvelles crises écologiques, sanitaires ou sociales.

Plus jamais ça ! Construisons ensemble le Jour d’Après

.Ensemble, préparons le Jour d’Après, avec un même mot d’ordre : « plus jamais ça ! ». 

Avec les organisations signataires, nous appelons chaque citoyen-ne-s – vous ! – à faire entendre sa voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes et construire, ensemble, le monde d’après. 

La crise sanitaire actuelle a mis le monde à l’arrêt tout en le précipitant dans l’urgence, celle de sauver des vies. Celle, aussi, de repenser et reconstruire un système qui, la preuve vient d’en être dramatiquement donnée, ne mène qu’à l’impasse.

Une impasse sanitaire, mais aussi sociale et climatique, pour laquelle nous sonnons l’alarme depuis des années.  


Aujourd’hui, une opportunité historique nous est donnée :

  • Celle d’une remise à plat d’un système injuste, climaticide et sexiste.
  • Celle de réaliser les changements politiques nécessaires, les plus importants de ces dernières décennies.
  • Celle d’un progrès collectif, jamais réalisé depuis des générations, pour un monde juste et durable.
  • Celle de construire un monde « d’après » qui profite à toutes et tous et non plus à une minorité privilégiée, et préserve notre avenir et celui de la planète. 

Dans ses dernières déclarations, Emmanuel Macron a appelé à des « décisions de rupture » et à placer « des services publics en dehors des lois du marché ». 

Au-delà de grands discours, l’heure est aux actes. 


En tant que citoyen-ne-s, nous avons toutes et tous le pouvoir de nous faire entendre pour prendre part à ces décisions qui impacteront durablement nos vies et celles des générations futures. Aujourd’hui, ensemble, défendons les mesures sociales, écologiques, féministes, qui s’imposent. 

Défendons ensemble des mesures urgentes et de long terme pour la justice sociale et climatique


Tirons les leçons de la crise actuelle et pallions aux dysfonctionnements générés par les politiques menées depuis des années. 
La protection et la promotion des services publics doit être une priorité, dès aujourd’hui et pour demain. Ils sont les garants de notre santé, de notre éducation, de notre avenir. Ils sont les meilleures armes face à des inégalités croissantes et les garants du respect des droits fondamentaux. Les protéger, c’est investir dedans. C’est aussi revaloriser les personnes qui y travaillent et leur donner les moyens d’agir. 

La crise sanitaire actuelle est une loupe grossissante d’inégalités criantes. 

Nous ne pourrons accepter que les choix politiques qui seront faits viennent les accentuer. Ils devront au contraire les réduire, en priorité pour les femmes, aujourd’hui en première ligne de la crise, et pour les plus vulnérables, en France et dans le monde. 


Enfin, nous voyons aujourd’hui toute la violence humaine et sociale d’une crise qui a pris nos sociétés de cours. Ne faisons pas la même erreur face à la crise climatique, dont les effets se font déjà sentir fortement et qui seront encore plus dévastateurs à l’avenir.

Les choix faits pour demain ne doivent en aucun cas privilégier le court terme, et sacrifier la planète à une croissance « coûte que coûte ». Une autre voie est possible, et ensemble, nous pouvons la défendre. 

Aujourd’hui, nous avons le pouvoir de construire le monde de demain, pour qu’il soit  le reflet de nos aspirations : un monde plus juste, durable et solidaire.  

Ne laissons pas les décisions se prendre sans nous et contre nous. Nous avons le pouvoir citoyen. 

https://www.cgt.fr/actualites/europe/mobilisation/plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres#PlusJamaisCa, signons #PourLeJourDapresh

Lettre ouverte de Philippe Martinez au président de la République


PUBLIÉ LE 7 AVR 2020 TEMPS DE LECTURE : 7 MIN.Monsieur le Président de la République, Monsieur Emmanuel MACRON,

La crise sanitaire du Covid-19 ne faiblit pas. La pandémie du nouveau coronavirus a déjà fait des dizaines de milliers de morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine. Près de 800 000 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 188 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. L’épicentre s’est concentré sur l’Europe.


Notre pays est particulièrement touché et le nombre de personnes contaminées ne cesse de s’accentuer. Beaucoup d’hôpitaux sont désormais submergés par l’arrivée de nouveaux malades nécessitant des soins intensifs et longs. L’ensemble des personnels soignants ainsi que ceux des secteurs du soin à domicile, dans les maisons de retraite font face, attachés à leur mission de service public, mais force est de constater que leurs conditions d’exercice pose question. En effet, les commandes de masques, de matériel médical, voire de médicaments ou les tests annoncés par votre gouvernement tardent à se concrétiser.


Face à cette situation d’urgence, nous souhaitons vous rappeler les mesures indispensables à prendre le plus rapidement possible.


La priorité de votre gouvernement doit être, avant tout, de garantir la stricte protection de tous les salariés qui, assurant des activités essentielles dans le secteur public et privé, doivent continuer à travailler. Ainsi, il est de votre responsabilité de veiller à ce que tout salarié puisse exercer son droit de retrait en l’absence de protection ou face à un danger grave et imminent. C’est d’ailleurs le sens du préavis de grève dans les services publics, afin de protéger les personnels travaillant dans des collectivités où les règles ne sont pas appliquées, tout comme dans les autres secteurs. D’autre part, les codes de bonnes pratiques même unanimes, sont remis en cause ou restreints par les ministères comme c’est le cas dans le BTP.


De nombreux salariés sont déjà contaminés, malades voire décédés parce qu’exposés au virus sur leur lieu de travail. Cela pose, dès maintenant, la question de la réparation et ainsi du classement automatique en maladie professionnelle pour les soignants, bien entendu, mais aussi pour tous les travailleurs.


En parallèle, il est maintenant tout à fait urgent de procéder à la définition des activités essentielles et à la fermeture immédiate de celles ne contribuant pas aux besoins vitaux.


Nous voulons d’ailleurs vous réaffirmer notre opposition aux mesures dérogatoires au Code du travail dans les domaines du temps de travail. L’ordonnance prévoyait qu’un décret viendrait préciser les secteurs dans lesquels elle s’appliquerait. À ce jour, aucun décret n’est paru, nous considérons donc qu’aucune dérogation ne peut s’appliquer. L’abrogation immédiate de ces ordonnances qui organisent de manière scandaleuse la déréglementation du travail est ainsi à l’ordre du jour.


Le confinement reste selon les experts scientifiques ou les médecins, le moyen le plus efficace pour lutter contre le Covid-19. L’arrêt des activités non essentielles comme cela vient d’être fait en Italie ou en Espagne permettrait par ailleurs de libérer des protections comme des masques et gants pour ceux qui en ont besoin. À noter le communiqué de l’Amuf (médecins urgentistes) qui va dans ce sens. Par contre, l’évolution de la production pour produire des protections et la reprise d’activité pour des entreprises fermées, comme Luxfer pour la production de bouteilles à oxygène, ou menacées, comme la papeterie de la Chapelle Darblay pour la production de masques, par un financement public est essentiel. Votre ministre de l’Économie a bien parlé de possibles nationalisations.


Nous avons défini une liste d’activités essentielles et nous sommes disponibles pour en discuter avec le gouvernement.


Face à cette pandémie mondiale, nous réitérons notre demande que vous déclariez l’état de catastrophe sanitaire afin de mettre à contribution, par exemple, les assurances et permettre le paiement du chômage partiel à 100 %.


La situation que nous vivons exige que l’ensemble des entreprises contribuent à la solidarité de la Nation, c’est pourquoi vous devez imposer pour toutes, la suppression des dividendes aux actionnaires. Pour le moment votre ministre de l’Économie s’est contenté d’une simple déclaration pour demander aux entreprises qui reçoivent des aides publiques de ne pas verser de dividendes. Nous avons l’expérience de la crise financière de 2008 et cela n’a pas fonctionné, c’est très insuffisant ! Il n’est pas utile de vous rappeler, que récemment encore, les sociétés du CAC 40 s’apprêtaient à verser à leurs actionnaires 54,3 milliards d’euros, soit 5,9 % de plus qu’en 2019. Vous conviendrez que cela constitue un record historique. C’est avant tout une question de décence, de justice et de solidarité nationale !


Il va sans dire qu’un contrôle des aides publiques aux entreprises doit être garanti et une attention particulière doit être portée aux conséquences en matière d’emploi qui pourraient toucher les salariés notamment dans les petites et moyennes entreprises, les secteurs de l’économie sociale et solidaire et plus largement dans tous les secteurs d’activités et cela en lien avec les organisations syndicales représentatives.

Vous devez prendre, dans la période, une mesure d’interdiction de tous les licenciements pour quelques motifs que ce soient et la suspension immédiate de tous les PSE ou plans de restructuration d’entreprise.


Vous devez porter une attention particulière sur la situation des plus fragiles et ainsi prendre des décisions immédiates en direction des chômeurs, travailleurs précaires, intérimaires ou saisonniers, travailleurs des plateformes (…) et prendre des mesures de protection sociale étendues.

En cette période, les salariés ont plus que jamais besoin de leur syndicat à leurs côtés, c’est pourquoi nous tenons à vous rappeler l’engagement pris par votre ministre de l’Intérieur, d’élaborer une autorisation spécifique et nationale pour permettre à tous les élus et mandatés de circuler librement et d’intervenir dans les entreprises ou les services. Cette promesse n’est, à ce jour, encore une fois pas honorée.


Les travailleurs paient un lourd tribut y compris financièrement dans cette crise sanitaire. Beaucoup de voix s’élèvent fortement pour dire que nombre de métiers en première ligne, que ce soit dans l’agroalimentaire, le commerce, l’aide à la personne, les soins ou le médicosocial, les services de ramassage des déchets (…) ne sont pas payés correctement et reconnus dans leur travail, alors que ce sont bien eux les « premiers de cordée ». Beaucoup découvrent leur bulletin de salaire avec des pertes de rémunération substantielles, notamment liées à la disparition des parts variables de rémunération (primes diverses, calcul à partir des forfaits jour, etc.). C’est donc de votre responsabilité de demander à votre ministre du Travail de procéder à une augmentation immédiate du SMIC qui devra se répercuter sur l’échelle des salaires. L’augmentation significative du point d’indice dans la fonction publique doit être un engagement de votre gouvernement.


Nous exigeons également, au-delà d’un paiement à 100 % du chômage partiel, le maintien des cotisations sociales, permettant l’accès de tous à la protection sociale complémentaire (santé et prévoyance).


Enfin, le monde est totalement bouleversé par cette crise et rien ne sera plus comme avant quand nous en serons sortis. Gouverner c’est prévoir et votre gestion de la pandémie n’en a pas fait une démonstration convaincante. Il y a donc un besoin urgent de faire avec les organisations syndicales, un bilan sur les changements radicaux de politique à opérer dans de nombreux domaines économiques et sociaux.


La CGT porte des propositions pour transformer cette société autour de valeurs de progrès social, de solidarité et de sécurité, tant professionnelles qu’environnementales.


La CGT revendique ainsi la mise en place d’une « sécurité sociale professionnelle » pour tous afin qu’aucun salarié, tous statuts confondus, ne subisse plus de rupture dans ses droits, dans la reconnaissance de ses qualifications et de ses acquis par l’expérience. Il faut mettre en place une Sécurité sociale intégrale, un 100 % Sécu sur la base du salaire socialisé, fondée sur les principes fondateurs de la Sécurité sociale, que sont la solidarité et l’universalité, en intégrant de nouveaux besoins non encore couverts et adaptés aux nouvelles formes du travail.


Il s’agit de répondre aux besoins fondamentaux, sur le principe de « bien commun universel », de revalorisation du travail, de préservation de l’environnement et de l’anticipation des transitions nécessaires pour que l’activité humaine ne porte pas atteinte à l’avenir de la planète. Cela suppose aussi qu’une autre économie et qu’une autre façon de consommer émergent.


Dix-huit organisations syndicales ou associatives ont publié une tribune pour anticiper et bâtir le « jour d’après ».


Nous vous en livrons quelques pistes :

  • relocalisation des activités, dans l’industrie, dans l’agriculture et les services, permettant d’instaurer une meilleure autonomie face aux marchés internationaux et de reprendre le contrôle sur les modes de production et d’enclencher une transition écologique et sociale des activités ;
  • réorientation des systèmes productifs, agricoles, industriels et de services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et axés sur le rétablissement des grands équilibres écologiques ;
  • établissement de soutiens financiers massifs vers les services publics, dont la crise du coronavirus révèle de façon cruelle leur état désastreux : santé publique, éducation et recherche publique, services aux personnes dépendantes…
  • une remise à plat des règles fiscales internationales afin de lutter efficacement contre l’évasion fiscale est nécessaire et les plus aisés devront être mis davantage à contribution, via une fiscalité du patrimoine et des revenus, ambitieuse et progressive.

Nous sommes convaincus que ces réorientations majeures sont indispensables pour bâtir une société juste, solidaire et durable dans les domaines économiques, sociaux et écologiques.


Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Philippe MARTINEZ

Secrétaire général de la CGT

Réunion téléphonée avec la Direccte Normandie – Vendredi 27 mars 2020Observatoire régional informel de dialogue social et de prévention des risques professionnels – COVID 19 Intervention du Comité Régional CGT de Normandie

La CGT fait de la lutte contre la propagation du virus -covid 19 une priorité. Aussi depuis le début du confinement nos structures sont fermées, les salariés sont chez eux avec le maintien intégral de leur rémunération. Les militants, également confinés à leur domicile, restent cependant mobilisés pour défendre les intérêts des travailleurs et des plus précaires dans cette période. C’est ainsi que notre organisation CGT est intervenue, et en particulier nos élus CSE, CCST, CHSCT, sous diverses formes, notamment : -Par le recours au droit de retrait comme à Naval Group à Cherbourg, sur la plateforme numérique Webhelp dans le Calvados, à Renault Cléon, chez de nombreux équipementiers automobiles en Normandie, à l’usine Safran à Caudebec les Elbeuf, etc…, -Pour que les consignes de sécurité soient implicitement mises en œuvre -Ou encore que des mesures élémentaires de précautions soient prises lors de suspicion de symptômes en lien avec le Covid 19 comme demandé à la direction départementale du Travail à Evreux. Malheureusement il aura fallu le décès d’un agent pour que les locaux ferment et que les agents encore sur site soient mis en télétravail à leur domicile. Le gouvernement porte une responsabilité essentielle dans la gestion de la crise sanitaire liée au covid 19. En ce sens, il doit agir avec les employeurs pour empêcher la transmission de la maladie sur et à partir des lieux de travail. Il doit être exemplaires en la matière pour les services publics. Le double discours « restez chez vous, mais l’activité économique du pays doit se poursuivre » est intolérable ! Il en est de même du courrier co-signé par le ministre du travail, le ministre de l’économie et de l’industrie ainsi que du ministre des solidarités et la Santé à l’intention du secteur industriel stipulant « crucial que les usines de production, les chaînes logistiques et les entreprises de service puissent continuer de fonctionner sur le territoire français ». Des employeurs s’appuient depuis sur ce courrier pour mettre la pression afin de reprendre le travail comme dans le bâtiment, l’automobile. Certains patrons n’hésitent pas à proposer une prime aux salariés au détriment de leur sécurité et santé au travail. Espérons qu’ils n’iront pas jusqu’à demander aux travailleurs de signer des décharges de non-recours devant la justice à leur encontre en cas de contamination. Nous n’aurons de cesse de le répéter : La santé et les droits des travailleurs et travailleuses ne doivent pas être sacrifiés au nom des intérêts financiers et économiques ! Qui plus est, de tels propos ignorent le cri d’alarme désespéré du personnel des secteurs hospitaliers au bord de l’explosion et, du monde de la santé en général, qui exhorte chacun de rester confiné à la maison, au regard de l’aggravation de la situation sanitaire et de la tension dans les hôpitaux faute de moyens suffisants et de lits pour soigner les malades – masques, gels, lunettes et blouses de protection, matériels respiratoires…. Face à un virus qui se propage très vite et qui a déjà tué des milliers de personnes dans le monde, ce n’est pas de primes, d’applaudissements, d’opération de communication dont les salariés ont besoins. Réunion téléphonée avec la Direccte Normandie – Vendredi 27 mars 2020Observatoire régional informel de dialogue social et de prévention des risques professionnels – COVID 19 Intervention du Comité Régional CGT de Normandie2 La priorité est bien de prendre toutes les mesures de prévention pour assurer la sécurité et la santé de l’ensemble de la population. Il convient de ce fait : -De dresser immédiatement la listedes secteurs essentiels à la satisfaction des besoins vitaux ne pouvant exercer leur profession en télétravail. Cela implique de mettre à disposition pour tous les travailleurs relevant de ces secteurs « d’utilité vitale » les protections individuelles et collectives nécessaires, sans distinction, comme par exemple : -L’ensemble des personnels exerçant dans les établissements de santé et par seulement ceux en lien direct avec les malades Covid 19. Nous condamnons la réponse de la directrice de l’ARS qui déclare aux personnels de l’EPSM dans le Calvados « la psychiatrie n’est pas prioritaire » alors que ces derniers demandent les moyens indispensables à leur protection : masques, gel hydroalcoolique, gants, test. -Les salariés du secteur de l’aides et maintien à domicile, des structures d’aides et d’accompagnement aux situations d’handicap, à l’aide à l‘enfance-Les pompiers, -Les travailleurs exerçant dans la logistique : portuaires, dockers, routiers, caristes, -Ceux assurant la distribution électrique, la sécurité et la sureté nucléaire, -Les travailleurs fabriquant les médicaments, ceux de l’agroalimentaire, -Les vendeurs des commerces alimentaires ; ceux travaillant dans les grandes surfaces comme les caissier-e-s, ceux assurant les rayonnages, les agents de propreté…. -Etc….. Cela implique aussi de protéger toutes les personnes appeler à garder les enfants de ces travailleurs « indispensables à la vie de la nation ». L’action primordiale donc du gouvernement dans l’immédiat est d’apporter la protection en urgence de tous ces travailleurs essentiels. Sécurité sanitaire et sécurité économique ne doivent aller de pair que dans le strict respect de ces conditions. Pour tous les autres secteurs il faut immédiatement lesmettre à l’arrêt. Quelle utilité dans la période à produire des parfums et cosmétiques comme à l’usine Jacomo (Deauville) où 200 personnes travaillent encore ? D’autres mesures essentielles doivent être prises comme : -Assurer le paiement intégral, à 100%, des salaires. Les milliards d’euros annoncés pour soutenir l’économie doivent être utilisés de façon plus équitable. Ils doivent aussi servir à un financement intégral du chômage partiel car les règles n’ont pas changé en la matière sauf pour les entreprises qui seront remboursées, elles, à 100%. Il convient aussi de mettre à contribution les grands groupes financiers à cette solidarité nationale. De plus, la promulgation d’un décret de catastrophe sanitaire avec la mise à contribution des groupes d’assurances comme en cas de catastrophe naturelle permettrait d’assurer également les rémunérations des travailleurs. -Ouvrir le droit à l’arrêt préventif (état pathologique de santé à risque) aux fonctionnaires qui doivent être traités à l’identique des salariés du droit commun. -Le retrait des dérogations au Code du travail fixées dans les ordonnances de la loi d’état d’urgence sanitaire en matière de temps de travail, de repos hebdomadaires et dominicaux, de prises de congés et RTT imposées. etc. Rien ne justifie ces recours scandaleux alors que la conscience professionnelle et le sens de l’intérêt général suffisent à l’engagement du monde du travail. 3 -Interdir tous les licenciements, quel qu’en soit le motif. -Suspendre tous les PSE en cours, tel celui lancé à la papeterie Chapelle Darblay Le président de la République déclarait dans son allocution du 12 mars « ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. Nous devons reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne ferons déjà en France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. » Nous sommes d’accord avec cela car cette crise a pointé les conséquences désastreuses des politiques d’austérité mettant à mal les systèmes de santé et de protection sociale et l’ensemble des services publics, alors que maintes fois la CGT les dénonçait. Aussi, le moment venu, lors qu’il faudra tirer les enseignements de cette crise sanitaire, la CGT sera présente pour que cette allocution au-delà des paroles soit suivie d’actes. Afin de pouvoir être en veille en Normandie sur la situation des entreprises et les mesures prises, la CGT : -demande la communication régulière de la liste des entreprises ayant recours au dispositif d’activité partiel ; -souhaite également connaître les mesures de contrôle mise en place concernant ses aides ; -qu’une attention particulière soit portée sur les stagiaires, les apprentis qui sont laissés à l’abandon, livrés à eux-mêmes.Notre organisation syndicale demande également le respect de l’exercice syndical. Nous demandons que les instances du personnel soient informées et consultées aussi souvent que nécessaire dans cette période de crise sanitaire, que les réunions téléphonées ou en visio-conférences soient retranscrites. Nous demandons également que les inspecteurs du travail puissent assurer pleinement leurs missions en matière d’application des règles du droit du travail, tout en bénéficiant des dispositifs indispensables à la sécurité et la santé au travail.