DECLARATION DES ADMINISTRATEURS CGT CARSAT NORMANDIE DU 26 MARS 2018

Les retraites sont en colère et ils l’ont exprimé fortement les 15 et 22 mars derniers. Colère légitime contre une atteinte à leur pouvoir d’achat par l’augmentation de la CSG.

Non ce ne sont pas des privilégiés et l’effort demandé s’apparente à un certain mépris de leurs conditions de vie alors que dans le même temps ceux qui détiennent les richesses vont voir leurs revenus augmenter du fait d’une pression fiscale bien moins importante.

Colère car pour un grand nombre d’entre eux c’est une incompréhension totale quand ils regardent le niveau de la pension de janvier et celle de février par rapport à décembre.

Prenons un exemple

  1. et Mme Dupont
  2. retraité CNRACL   en décembre 2017 il touche une pension de 1235,34 €, en janvier 2018 il touche 1182,22 € soit en moins 53,12€ ; il touche de la CARSAT une pension de 126,43 € en décembre et en janvier il ne touche plus que 121€ soit 5,43 € en moins, avec 7,28€ sur sa retraite complémentaire, il se voit donc prélever 65,83€.

En décembre 2017 il avait 1375,77€ en 2018 il ne touche plus que 1309,94 après avoir travaillé pendant 43 ans et eu plus de 174 trimestres.

Mme retraitée Carsat elle touche une pension de 461,20€ en décembre 2017, en janvier celle-ci n’est plus que de 441,39 € soit moins 19,81 €, sa complémentaire passe de 135,75€ à 118,23€ soit moins 17,52€

En décembre 2017 elle touchait 596,95€ pour ne touchait que 559,62€ en janvier

Pour ce couple c’est donc un manque à gagner de 103,16€ par mois 1237,92 sur l’année.

Et nous pourrions en citer des exemples, ce qui rend la colère encore plus légitime c’est qu’au-delà d’un simple courrier les avertissant d’une évolution du calcul de leurs prélèvements sociaux, c’est le silence total de la part des impôts ou de la CARSAT qu’ils ont essayé de joindre à maintes reprises pour essayer de comprendre ce manque à gagner qu’ils trouvent injuste.

Le droit à l’information ne se limite pas à une simple annonce, nos retraités ont besoin de plus de considération.

Nous sommes saisis de demandes d’explication, les retraités comparent leur situation, sont inquiets et cherchent à comprendre.

Nous devons leur répondre même si nous avons à liquider les retraites, gérer les stocks avec des moyens qui vont diminuer. Nous avons cette responsabilité.

Pour la CGT les retraités ne doivent pas être ainsi traités, et nous disons haut et fort non à cette hausse de la CSG et l’augmentation des prélèvements sociaux.

D’autres choix sont possibles comme la taxation des revenus financiers.